In Memoriam Loren Goldner

C'est avec une immense tristesse que nous venons d'apprendre le décès de notre ami et camarade Loren Goldner.

Selon nous, Loren Goldner fut l'un des plus grand théoriciens révolutionnaires de l'époque contemporaine et c'est peu de dire que ses approches ont fortement influencé les positions politiques du GARAP. Ses propositions lumineuses - pulvérisant des pans entiers de la doxa léninistes, injectant des réflexions aussi neuves que redoutables dans l'interprétation du Capital mais aussi dans la réactualisation des travaux de Rosa Luxemburg, ravageant dialectiquement la gauche de la dévalorisation et ses déchets identitaires - ont apporté des clefs décisives de compréhension du réel, qui ouvrent des portes à une praxis révolutionnaire revigorée.

À cette puissance de feu intellectuelle, déjà exceptionnelle, du personnage s'ajoutaient une grande humanité, une profonde sensibilité, ancrées dans les combats et la culture du prolétariat révolutionnaire. Une simplicité douce mêlée à un épicurisme sur le qui-vive, un goût insatiable pour la vie et les bonnes choses, un humour malicieux, une timidité si décalée... toutes ces qualités se combinaient dans un homme qui malheureusement ne vivra pas la révolution, sans doute parce que l'époque n'était pas à sa hauteur.

Forts de son inspiration, nous saurons lui rendre hommage en continuant le combat, à « gauche de l'extrême gauche », pour la révolution prolétarienne mondiale, sans Dieu, sans César, ni tribun !

Contre la maladie capitaliste, ceux qui vivent sont ceux qui luttent !

Communiqué n°82 - Février 2021

La période que nous vivons est une accélération de ce que nous avons connu ces dernières décennies. La « crise du covid » est la suite logique de la stratégie menée à notre encontre par la classe dominante pour maintenir l’exploitation capitaliste.
Dans la continuité de ce que nous avons vécu ces dernières années, cette crise annonce toujours plus de précarité, d’injustice et de souffrance.

Attentats, épidémies, sont des prétextes utilisés pour restreindre nos libertés. Ces restrictions servent à nous désorienter et à nous rendre passifs par la peur. Cela permet à la bourgeoisie et à leurs gouvernements de mettre en place leur programme de destruction sociale, nécessaire à la survie d’un capitalisme en crise.
Les attaques contre nos libertés sont toujours présentées comme une nécessité pour le bien commun. En réalité, depuis un an, nous sommes confrontés à un État qui nous dit quoi faire, quoi penser… mais qui nous invite à rester chez nous plutôt que de nous soigner. À un État qui continue d’entreprendre la destruction des hôpitaux et qui enferme les plus anciens et les condamne à une mort certaine.
Des mesures telles que le couvre-feu n’ont jamais été entreprises pour lutter contre une épidémie, mais bien pour exercer un pouvoir dictatorial. Les récents décrets autorisant le fichage de la population en témoignent. La censure s’intensifie également sur Internet, au prétexte de combattre les discours « complotistes ». Et ce faisant, toute critique du discours officiel est assimilée à des propos réactionnaires.

Dans ce contexte, d'autres s'en sortent bien, Amazon et Netflix ont respectivement gonflés leur chiffre d'affaires de 40 et 25% par rapport à l'année précédente ; Air France, Renault et d'autres, se sont vu offrir un prêt garanti par l'État, évidemment sans contre-partie en faveur du salariat. A contrario, les entreprises licencient massivement et durcissent les conditions d’exploitation. Quant aux syndicats, en plus de soutenir les mesures répressives du gouvernement, ils accompagnent cette restructuration économique. Ils neutralisent notre colère en organisant des journées de grève symboliques, en veillant à ce que chaque secteur reste isolé.

Chacun essaye à son niveau de continuer à vivre par une désobéissance silencieuse afin de se rassembler en famille ou entre amis, afin de ne pas mourir de solitude. Cependant, la classe capitaliste, elle, continue d’agir avec méthodologie pour défendre ses intérêts. Nous devons être à la hauteur de ses efforts si nous voulons défendre les nôtres.

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