In Memoriam Loren Goldner

C'est avec une immense tristesse que nous venons d'apprendre le décès de notre ami et camarade Loren Goldner.

Selon nous, Loren Goldner fut l'un des plus grand théoriciens révolutionnaires de l'époque contemporaine et c'est peu de dire que ses approches ont fortement influencé les positions politiques du GARAP. Ses propositions lumineuses - pulvérisant des pans entiers de la doxa léninistes, injectant des réflexions aussi neuves que redoutables dans l'interprétation du Capital mais aussi dans la réactualisation des travaux de Rosa Luxemburg, ravageant dialectiquement la gauche de la dévalorisation et ses déchets identitaires - ont apporté des clefs décisives de compréhension du réel, qui ouvrent des portes à une praxis révolutionnaire revigorée.

À cette puissance de feu intellectuelle, déjà exceptionnelle, du personnage s'ajoutaient une grande humanité, une profonde sensibilité, ancrées dans les combats et la culture du prolétariat révolutionnaire. Une simplicité douce mêlée à un épicurisme sur le qui-vive, un goût insatiable pour la vie et les bonnes choses, un humour malicieux, une timidité si décalée... toutes ces qualités se combinaient dans un homme qui malheureusement ne vivra pas la révolution, sans doute parce que l'époque n'était pas à sa hauteur.

Forts de son inspiration, nous saurons lui rendre hommage en continuant le combat, à « gauche de l'extrême gauche », pour la révolution prolétarienne mondiale, sans Dieu, sans César, ni tribun !

Face au terminator capitaliste, Unité de classe dans la grève illimitée !

Communiqué n°44 - Mars 2016

La vilaine mascarade s’efface de jour en jour pour nous livrer le vrai visage de la haine de l’Humanité, celui de cette monstrueuse société capitaliste. Incarnations de la dynamique criminelle du profit, la bourgeoisie et sa cohorte de laquais moisis (socialauds en tête) lancent une attaque décisive contre nos vies ; une frappe d’une telle ampleur qu’elle supprimera les quelques droits sociaux que le capital avait concédés aux prolétaires en un siècle, le plus souvent sous la pression de leurs luttes.

Cet affront de trop du gouvernement Valls-Macron-El Khomri à notre égard exprime très clairement que la classe dominante, affolée par sa propre logique concurrentielle, est à bout de souffle pour maintenir son système. Elle n’a plus d’autre recours que de généraliser, par la force, la régression sociale. C’est dans cet unique but qu’elle a décidé le prolongement sans fin de l’ « état d’urgence ». En ce sens, la « menace terroriste djihadiste» - véritable produit de la gouvernance capitaliste - sert de prétexte à l’instauration d’un régime policier permettant d’imposer les pires reculs, dont le démantèlement du Code du Travail, dernier verrou à faire sauter pour déchaîner une orgie ultralibérale du patronat.

Visant à nous transformer à la fois en éternels précaires et en simples jouets des patrons, les principales dispositions de la loi El Khomri sont d’une violence ahurissante :

  • Liquidation du code du travail et des conventions collectives, en faveur des négociations par entreprise. En clair, tu négocieras ta survie sur le terrain du gangster !
  • Licenciement selon les caprices patronaux. Pour les réclamations, c’était au siècle précédent !
  • Ecrasement des salaires, augmentation vertigineuse et dérégulation du temps de travail. Depuis le temps que l’«on» te parle du «modèle chinois »...

Nous, prolétaires, n’avons aucun intérêt à faire perdurer cette société devenue fanatiquement ennemie de toute forme de vie décente. Nous sommes les fossoyeurs des cadres législatifs qui définissent notre (sur)exploitation. Aucun négociateur de nos conditions de travail, à l'instar des boureaucrates syndicaux, ne sera en mesure de stopper notre détermination à abolir le salariat. Ces cafards servent de boucliers décrépis à la bourgeoisie ; nous les briserons et leurs derniers éclats s’éteindront au fond des poubelles de l'histoire.

Face à des capitalistes toujours plus résolus à nous faire chier, à nous surexploiter et à sauver leur système en sacrifiant nos vies, réactivons une impitoyable lutte de classe, libérée de tout contrôle syndical et institutionnel. Redevenons une force révolutionnaire autonome, seule capable d'opérer l'avènement d’un monde sans classes ni État. Organisons des comités de lutte et des caisses de grève, coordonnons les luttes de chômeurs, étudiants, travailleurs lors des assemblées générales.

Virons les bureaucrates syndicaux et tout le reste !
Bloquons tout, occupons les entreprises !
Grève générale insurrectionnelle !
Vive la lutte autonome généralisée !

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