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Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne

Travailleur, l'A.N.Ihilation de tes droits est votée !

Communiqué 14 - Juin 2013
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L’Accord National Interprofessionnel (A.N.I) est la nouvelle offensive ouverte dans la guerre que mène la bourgeoisie contre le prolétariat avec l’appui féroce de la gauche du capital.
Après avoir voté tous les référendums et ratifié tous les traités - dont le dernier Pacte Budgétaire Européen ou TSCG - concoctés sur les bases ultra réactionnaires du patronat européen, François Hollande, chef de file du Paternalisme Sinistré (PS), se devait nécessairement de sécuriser le capital en assurant la Minorité d’Exploiteurs Dirigeant l’Economie Fanatique (MEDEF) de la mise en oeuvre du projet de dévalorisation tous azimut qu’elle souhaite voir réaliser depuis des années : baisser les salaires, utiliser les travailleurs comme des objets, les jeter au chômage dès que nécessaire. Voici les derniers acharnements morbides du lisier aux commandes de cette société plus que jamais à abattre : Avec comme alibi une conjoncture économique sinistrée (en fait, la conséquence prévisible du fonctionnement réel du Capital), un accord sera conclu pour deux ans renouvelables dans toute entreprise en proie à des « difficultés économiques »… Ces « difficultés », le patron ne sera pas tenu de les prouver. Cet accord, le travailleur devra s’y soumettre sous peine de se faire licencier sans que l’employeur n’ait à se justifier. Autant dire que la liberté patronale totale sur les travailleurs deviendra la règle.

Ainsi donc, Travailleur, avec l’A.N.I :

- Tu es fortement incité à participer intimement à la bonne marche de l’entreprise. C’est-à-dire, donner de ta personne en termes d’implication, d’initiatives et de créativité. En clair, tu devras justifier de l’utilité de tes tâches en répétant les litanies managériales qui serviront de cartouches pour virer tes collègues moins prompts à la collaboration de classe.
- Tu devras consentir à baisser ton salaire et à augmenter ta durée de travail afin d’assurer la compétitivité de l’entreprise. Sa bonne santé passera par ton humiliation totale, la dévalorisation sur tous les tableaux ! Et en plus tu n’auras aucune garantie sur la pérennisation de ton exploitation. Si tu n’es pas d’accord, tu seras viré...Tant et si bien que le bout de cette trajectoire est le sacrifice de Ton existence sociale.
- Tu seras mobile. Te casse pas la tête à compter les kilomètres, il n’y a plus de limites. Tu seras envoyé sur un autre site. Et si il ferme, tant pis, tu seras au chômage. Si tu refuses la mobilité, cela sera assimilé à une démission, donc pas d’indemnités. C’est comme ça que te traite le patron, une merde prête à servir à tout.
- Tu veux te défendre en invoquant le droit ? Peine perdue, tes délais de réaction sont considérablement réduits. Saches que le Code du Travail, renfermant nos droits acquis par des luttes longues et dures et régulièrement dépecé avec la complicité des syndicats, ne sera plus la référence en matière de droit minimal des travailleurs. Moins favorable, l’accord d’entreprise s’imposera. Le patronat a sécurisé ses droits pour que cette zone franche temporelle devienne la norme.

Toute la gauche du capital (du NPA aux syndicats en passant par le Front de Gauche et les Verts) s’est mobilisée pour élire le laquais de la bourgeoisie qui ne s’est jamais caché de ses intentions une fois au pouvoir. Quand au reste : Trotskistes, LO-CGT PSA Aulnay, CFDT Florange, FO, et autres bedonnants des tables de compromissions, ils sont surtout occupés à utiliser les mêmes procédés avec lesquels ils nous baladent depuis des années : pétition, grève d’un jour, braillements...

LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT !
UNE SEULE ISSUE : L’ATTAQUE FRONTALE PAR LA LUTTE AUTONOME GÉNÉRALISÉE !

Le constat est sans appel : 1,7 millions de syndiqués sur 22,5 millions de salariés. Les organisations de collaboration de classe décident de nos vies en s’assurant une place institutionnelle. Si nous voulons décider de notre avenir, nous n’avons pas d’autre choix que d’agir sur le réel pour le transformer. Pour sortir de cette incarcération, nous devons nous représenter nous mêmes :

- Organiser l’arrêt du travail et se préparer à des luttes longues et dures, - Contacter les travailleurs d’autres sites, d’autres entreprises, les personnels hospitaliers, les fonctionnaires, les étudiants, les chômeurs,
- Faire circuler les informations permettant d’engager des grèves et des mouvements de contestations étendus aux quartiers, aux villes,
- Pousser les syndicats à l’arrêt de travail et s’engouffrer dans la brèche,
- Organiser des Assemblées Générales de travailleurs,
- Constituer des Comités d’usines, Comités de lutte, Conseils de travailleurs, Coordinations,
- Préparer des caisses de grève,
- Virer les syndicats,
- Occuper les sites de production et internationaliser le conflit.

A BAS CE MONDE SINISTRE ! A BAS LES IDÉOLOGIES !
A BAS LES POLITICIENS ! A BAS LES PATRONS ET LEUR CAMELOTE !
VIVE LA REVOLUTION PROLETARIENNE MONDIALE !