In Memoriam Loren Goldner

C'est avec une immense tristesse que nous venons d'apprendre le décès de notre ami et camarade Loren Goldner.

Selon nous, Loren Goldner fut l'un des plus grand théoriciens révolutionnaires de l'époque contemporaine et c'est peu de dire que ses approches ont fortement influencé les positions politiques du GARAP. Ses propositions lumineuses - pulvérisant des pans entiers de la doxa léninistes, injectant des réflexions aussi neuves que redoutables dans l'interprétation du Capital mais aussi dans la réactualisation des travaux de Rosa Luxemburg, ravageant dialectiquement la gauche de la dévalorisation et ses déchets identitaires - ont apporté des clefs décisives de compréhension du réel, qui ouvrent des portes à une praxis révolutionnaire revigorée.

À cette puissance de feu intellectuelle, déjà exceptionnelle, du personnage s'ajoutaient une grande humanité, une profonde sensibilité, ancrées dans les combats et la culture du prolétariat révolutionnaire. Une simplicité douce mêlée à un épicurisme sur le qui-vive, un goût insatiable pour la vie et les bonnes choses, un humour malicieux, une timidité si décalée... toutes ces qualités se combinaient dans un homme qui malheureusement ne vivra pas la révolution, sans doute parce que l'époque n'était pas à sa hauteur.

Forts de son inspiration, nous saurons lui rendre hommage en continuant le combat, à « gauche de l'extrême gauche », pour la révolution prolétarienne mondiale, sans Dieu, sans César, ni tribun !

Lutte des Classes

Dernière mise à jour : Janvier 2013

Mots d'une force irrésistible qui travaillent notre passé, présent et futur. Héritage des siècles écoulés, auquel personne ne peut échapper.

La lutte des classes est le moteur de l’Histoire. Depuis l’avènement de sociétés hiérarchisées : maîtres et esclaves, patriciens et plébéiens, seigneurs et serfs, nobles et Tiers-état, bourgeois et prolétaires, les possédants luttent pour maintenir les dépossédés dans leur état de dépendance. La réalité n’est pas une fatalité divine, un complot mondial ou une équation trop complexe pour être comprise, contrairement à ce que les idéologies réactionnaires, diffuses ou portées directement par la large gamme des organisations sous-fascistes (religieuses, nationalistes, antisémites), nous martèlent pour mieux nous neutraliser. Les rapports sociaux sont conditionnés par la lutte permanente entre classes. Par une lutte de pouvoir et de contre-pouvoir. Les rapports sociaux sont les rapports de production. Force de travail contre capital.

Dans la société capitaliste, deux classes fondamentales aux intérêts opposés se distinguent : la bourgeoisie ou les capitalistes, et le prolétariat qui regroupe la masse des salariés, employés, ouvriers, chômeurs. Entre ces deux classes, subsistent les multiples couches de la petite bourgeoisie, la paysannerie, et en bas de la hiérarchie sociale survit le sous-prolétariat.

Cette lutte entre classes antagonistes est au centre de tous les enjeux car d’elle dépend notre avenir. Tous les jours, dans le monde, des grèves et des conflits éclatent du fait de l’inégalité sociale ; du fait de la division en classes de la société. Nul ne peut la nier malgré les vaines tentatives de la bourgeoisie et de ses relais médiatiques qui nous démontrent leur arrogance, mais qui nous dévoilent aussi la fragilité de leur pensée étriquée en ces temps où la lutte des classes s’exprime brutalement pour mieux les déstabiliser.

La lutte des classes porte en son sein la seule véritable dynamique émancipatrice pour la condition humaine si elle aboutit à la révolution prolétarienne mondiale. Le prolétariat porte en lui la négation du capital. L’issue est l’abolition de la société de classe.

Bibliographie élémentaire

  • Georg Lukacs, Histoire et conscience de classe
  • Karl Marx, Le Capital
  • Karl Marx et Friedrich Engels, Le manifeste du Parti Communiste
  • Karl Marx, L’idéologie allemande
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