Nous venons de publier dans la mare aux crapauds : Ni patrie ni frontières… sauf exception : l’imposture Yves Coleman
Ni patrie ni frontières… sauf exception : l’imposture Yves Coleman
Cela faisait déjà bien longtemps que l'animateur des sites mondialisme.org et Ni patrie ni frontières n'avait plus d'internationaliste que le nom de ses sites. Yves Coleman, qui publia jadis Loren Goldner ou Munis, a longtemps pu faire illusion dans le milieu dit d'ultra-gauche. Critique souvent pertinent de l'identitarisme de gauche et des complaisances de ce milieu pour l'islamisme, ayant traduit et diffusé des textes issus aussi bien du trotskisme et du bordiguisme que des courants du communisme anti-autoritaire, on l'a vu cependant basculer peu à peu dans un anti-anti-sionisme et un anti-complotisme obsessionnel, à forts relents étatiques. Bien plus préoccupé des dérives, réelles ou supposées, des critiques de gauche de la politique israélienne que des crimes commis par cet État et des alliance de celui-ci à travers le monde, M. Coleman épargne le sionisme et assimile toute critique de gauche de celui-ci à un héritage du stalinisme et/ou à un rapprochement avec le courant nationaliste arabe ou l'islamisme.
Certes, une telle monomanie s'appuie sur certaines saloperies bien réelles et certaines contradictions d'un milieu dont la critique du nationalisme est souvent à géométrie variable. Mais c'est le cas aussi de M. Coleman dont la critique des patries et des frontières ne comprend visiblement pas celles de l’État israélien. M. Coleman ne critique jamais le sionisme mais l'anti-sionisme de façon obsessionnelle, compulsive. La place prise par ce sujet sur son site est démesurée, délirante, outrancière. Et la politique réelle de cet État, sa fascisation progressive, son alliance avec les principaux représentant de l'extrême-droite mondiale sont passés sous silence. Mieux, Coleman semble considérer que l'extrême-droite est massivement anti-sioniste et opposée à l’État israélien...
On pourrait sans doute attribuer une telle obsession à un début de sénilité. Mais M. Coleman n'est pas sénile. Et il y a de la méthode dans son délire. Par ses silences, par des déformations, par ses mensonges, M. Coleman prouve qu’il a un agenda à défendre. À qui en douterait encore, il suffit de jeter un œil sur l'immonde dégueulasserie que celui-ci vient de mettre en ligne, au moment même où devait se discuter le projet de loi Yadan visant à criminaliser l'anti-sionisme. À la une de son site ce gros titre : « Comment le rouleau compresseur de l’antisionisme écrase le ghetto de Varsovie ».
C’est donc l'antisionisme et non les nazis qui ont écrasé le ghetto de Varsovie, sous-entend le titre de cet article (écrit par deux universitaires) et dont nous citerons seulement les dernières lignes:
« Pour beaucoup de ceux qui ont péri dans l’Holocauste, l’idée d’un État juif représentait une source d’espoir et de force. Ceux qui ont survécu mais ne partageaient pas cette vision ont souvent quitté l’Europe, où ils n’étaient plus les bienvenus. Une fois établi, l’État d’Israël est devenu le seul pays disposé à accueillir tous les Juifs sans exception. C’est un fait historique — et c’est pour cette raison que le drapeau israélien, si l’on choisit de l’arborer, est un élément naturel et approprié des commémorations du soulèvement du ghetto. »
Coleman, comme les universitaires qu'il cite, est pourtant bien placé pour savoir que les antisionistes du Bund, notamment Marek Edelman (https://www.revue-ballast.fr/marek-edelman/), représentaient un grande partie des insurgés du Ghetto de Varsovie. Les voilà désormais nazifiés post mortem par des plumes stipendiées au service de l'État israélien. Tout cela, bien sûr, sans patrie ni frontières.


