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Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne

50 nuances de jaunes

Communiqué 65 - Novembre 2017
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Pour l'instant nous sommes sur un nuage, pour l'instant Emmanuel Macron fait un sans faute.1

Pierre GATTAZ, président du MEDEF, 16 mai 2017

À la différence de ce qui s'est passé pour l'élaboration de la loi El Khomri par exemple, l'exécutif assume totalement le pilotage de la future réforme, on ne fait pas croire aux syndicats qu'il y a une sorte de négociation.2

La Tribune, 7 juillet 2017

Les partenaires sociaux ont été fermes sur leurs positions, mais ils ont joué le jeu avec sérieux [...] Après chaque étape de la négociation, les orientations du gouvernement ont été partagées avec les partenaires sociaux, la concertation se poursuit pendant l'été pour finaliser le projet [de réforme du Code du travail], qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l'été [...] Je suis très heureux qu[e Muriel Pénicaud] soit à la manœuvre sur ce dossier. C'est une remarquable ministre, une très bonne connaisseuse de ses sujets, et j'ai le sentiment qu'elle est respectée par les organisations syndicales.3

Édouard PHILIPPE, Premier ministre, 4 août 2017

Si ça se passe mal, ce ne sera pas de notre faute.4

Jean-Claude MAILLY, Secrétaire général de Force Ouvrière, 23 août 2017

Nous attendons de la réforme sur [la formation professionnelle] que cela permette de fluidifier le marché du travail.5

Philippe LOUIS, président de la CFTC, 12 octobre 2017

Les dernières farces électorales en fRance ayant signé le naufrage corps et biens des deux principaux partis politiques (PS, LR), c'est à l'improbable équipage d'arrivistes millionnaires6 battant pavillon "raie publique en marche" qu'a échu la tâche d'appliquer de gré ou de force le programme économiquement voué à l'échec et écologiquement kamikaze de la bourgeoisie. Cette dernière se croit, de plus, autorisée – par l'entremise notamment de ses relais médiatiques, patronaux7 et politiques (à commencer par le (bientôt ex-)président lui-même8) – à nous cracher incessamment à la gueule sa haine de classe à l'état chimiquement pur.

Certes, le sommeil de vastes fractions du prolétariat explique partiellement la relative facilité avec laquelle le gouvernement MACRON-PHILIPPE a pu lancer ses premières contre-réformes néo-libérales ("loi Travail XXL", baisse des APL, hausse de la CSG, suppressions de postes dans le secteur public, "compte pénibilité" vidé de son contenu, diminution drastique des emplois aidés et simultanément... des impôts et taxes payés par les grandes fortunes9), liberticides (intégration de l'état d'urgence dans le droit commun), xénophobes (hausse du nombre d'étrangers expulsés10, allongement de la durée de détention en CRA11), etc.

Toutefois, la lucidité révolutionnaire a tout à perdre à détourner le regard de l'appui – de plus en plus visible – des syndicats et des partis de gauche (au sens large du terme) à l'actuel gouvernement... pourtant frappé de discrédit dès son intronisation12, et marqué du sceau du scandale permanent depuis lors13 ! Les représentations ouvrières d'obédiences (a)variées ne doivent leur survie14 qu'à leur capacité à s'opposer aussi souvent que nécessaire à la classe dont elles prétendent défendre les intérêts ou au nom de laquelle elles s'expriment. Ces diverses boutiques – rompues à l'utilisation d'un large panel de techniques de prévention et de répression des luttes du salariat – mijotent donc, à l'intention du prolétariat, des plats aux saveurs parfois différentes mais ayant tous in fine la même fonction objective : faire avaler en loucedé la pilule de la prédation capitaliste. Quant à nous – piètres cuisiniers mais révolutionnaires conséquents –, nous constatons que certains ingrédients nocifs reviennent avec constance dans toute recette efficace de neutralisation des résistances prolétariennes. Aussi, afin de vous éviter tout risque d'intoxication, nous livrons ici-même une liste peu ragoûtante de ces ingrédients, à compléter évidemment en fonction de vos propres expériences de la lutte de classe et de nos probables oublis :

À la lueur de ces éléments, syndicats et partis – quels qu'ils soient – apparaissent comme des obstacles sur la voie qui mène à la société sans classe. Tant que leurs fantômes malveillants prendront la direction de nos grèves, aucune véritable victoire ne sera envisageable. Exclure les syndicats et les partis de nos luttes est donc une des conditions sine qua non de notre émancipation totale.

LES PARTIS POLITIQUES AGONISENT, ACHEVONS-LES !
JETONS LE BÉBÉ SYNDICAL AVEC L'EAU CROUPIE DU BAIN BOURGEOIS !
PROLÉTAIRES, DONNONS TORT À MAILLY & AUX BUREAUCRATES DU MONDE ENTIER :
REPRENONS L'INITIATIVE, ET FAISONS EN SORTE QUE "ÇA SE PASSE MAL" POUR LES BOURGEOIS !

Notes :


[3] Cf. http://www.leparisien.fr/politique/edouard-philippe-je-ne-pensais-pas-que-la-situation-budgetaire-serait-aussi-mauvaise-04-08-2017-7174617.php ; dans le même genre, Édouard Fifi a aussi déclaré : "Les premières conversations que j'ai pu avoir avec les syndicats m'ont permis de constater que l'ouverture et la volonté de discuter étaient présentes et je m'en réjouis (source : http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/reforme-du-code-du-travail-philippe-poursuivra-avec-ouverture-et-determination-ses-consultations-avec-les-syndicats-725041.html)

[8] Cf. notamment http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170911.OBS4477/je-ne-cederai-rien-aux-faineants-emmanuel-macron-ne-regrette-absolument-pas.html et
http://www.europe1.fr/politique/bordel-ce-qua-dit-emmanuel-macron-3455585,
ou encore cette déclaration de Christophe CASTANER, porte-parole du gouvernement : "On ouvre un certain nombre de chantiers. Chaque fois que vous ouvrez un chantier, vous prêtez le flanc à la critique. Dès qu'on touche à un avantage, à une niche fiscale, il y a toujours un chien qui aboie à l'intérieur." (Cf. http://lelab.europe1.fr/le-lapsus-de-castaner-qui-promet-que-les-francais-verront-des-2018-une-augmentation-de-leur-feuille-dimpots-3433775)

[12] Lors du deuxième tour de la mascarade présidentielle, l'abstention a dépassé les 25% et le pourcentage de bulletins blancs et nuls a atteint 11,5%. Lors du deuxième tour des élections législatives, en juin 2017, l'abstention a dépassé les 57% et le pourcentage de bulletins blancs et nuls a frôlé 10%. L'abstention est, comme à chaque élection désormais, le "premier parti de fRance" dans les classes populaires. En outre, un sixième seulement (!) des électeurs de MACRON auraient veauté pour lui "pour son programme" : Cf. http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/quatre-chiffres-qui-montrent-que-l-election-d-emmanuel-macron-n-est-pas-si-ecrasante_2180067.html

[14] Survie toute provisoire puisque – sans même évoquer un hypothétique recours de la bourgeoisie hexagonale à un mode de gouvernement dictatorial pleinement assumé dans lequel la vaseline syndicale et partidaire serait superflue – ces structures ont lié leur sort à celui d'une classe sociale qui s'attaque à l'échelle planétaire aux conditions écologiques nécessaires, à terme, à la perpétuation de l'espèce humaine (Cf. notamment http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/10/31/rechauffement-climatique-la-bataille-des-2-c-est-presque-perdue_5208255_1652612.html)

[16] Cf. le compte Twitter de J.-L. MÉLENCHON

[17] Cf. La Tribune, 7 juillet 2017 : "À la différence de ce qui s'est passé pour l'élaboration de la loi El Khomri par exemple, l'exécutif assume totalement le pilotage de la future réforme, on ne fait pas croire aux syndicats qu'il y a une sorte de négociation." (source : http://www.latribune.fr/economie/france/reforme-du-code-du-travail-le-projet-de-loi-est-il-mal-cible-743156.html)

[19] Durant ce trou noir (ou jaune ?) de quatre mois, le boss de Force Ouvrière, J.-C. MAILLY, avait du temporiser à plusieurs reprises, se foutant au passage – tel un keupon tendance no future – tout à fait ouvertement de la gueule de ses troupes. Ainsi, le 31 août 2017, il déclarait : "C'est toujours arrivé dans l'histoire de FO, il y a des grognards fidèles et des grognons râleurs ; bon ben, il y en a qui font partie toujours des grognons râleurs, c'est leur droit d'exister." (Cf. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/08/31/97002-20170831FILWWW00202-mailly-se-moque-des-grognons-raleurs-de-fo-qui-manifesteront-le-12.php), puis un mois plus tard : "Je n'ai pas du tout l'intention de démissionner [...] maintenant, la situation économique et sociale fait que les militants et les militantes de FO considèrent que la situation est sérieuse. Ca veut dire qu'ils considèrent qu'il faut un peu monter le ton, c'est ce que je ferai dans les semaines à venir." (Cf. http://www.lefigaro.fr/social/2017/09/30/20011-20170930ARTFIG00070-tensions-chez-fo-mailly-promet-qu-il-va-hausser-le-ton.php )

[20] "Outre une "refondation" de l'apprentissage", une vaste réforme des retraites sera engagée en 2018. On sait qu'Emmanuel Macron veut unifier tous les régimes et instaurer un système de retraite par points. À cet égard, Edouard Philippe a précisé que le compte pénibilité ne serait pas supprimé, mais qu'il serait simplifié. Une fois encore, un comité d'experts va être chargé de "plancher" sur la question. On le voit donc, le programme est vaste. Et il contient potentiellement plusieurs "bombes" sociales une fois que l'on en saura plus quand les débats auront avancé. Mais, pour ce faire, il faudra certainement attendre le lendemain des élections législatives. Ce n'est bien entendu pas maintenant que le gouvernement va annoncer qu'il compte aussi réformer le contrat de travail...Cf. http://www.latribune.fr/economie/france/le-gouvernement-presente-une-epaisse-feuille-de-route-sociale-732531.html)

[21] "La CGT, la CFE-CGC et Solidaires ont récemment appelé, chacune de leur côté, à un « mouvement unitaire » contre les réformes sociales d'Emmanuel Macron. Ces appels n'ont pas eu de suite, pour le moment." (Source : http://www.lefigaro.fr/social/2017/09/30/20011-20170930ARTFIG00070-tensions-chez-fo-mailly-promet-qu-il-va-hausser-le-ton.php)

[22] "La CGT, premier syndicat de cheminots, a déposé un préavis de grève pour le 19 octobre, troisième journée contre les ordonnances réformant le code du travail, mais sans parvenir à entraîner les autres syndicats de la SNCF. Les autres syndicats ne suivent pas. L'Unsa et la CFDT, respectivement deuxième et quatrième syndicats, ont décidé de ne pas suivre cet appel à la grève, tandis que SUD-rail, troisième, refuse de "s'engager à l'aveuglette", et ne prendra officiellement position que vendredi, le jugeant un peu trop "fourre-tout". L'Unsa se dit prête, pour sa part, à "discuter" d'une démarche commune ultérieure à condition de recentrer les revendications sur les problématiques propres au groupe public ferroviaire." (Source : http://www.europe1.fr/societe/sncf-la-cgt-cheminots-isolee-dans-son-appel-a-la-greve-le-19-3461552)

[23] Cf. http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN18K1UH/le-gouvernement-parait-miser-sur-l-isolement-de-la-cgt.html Ceci constitue sans doute une des clés permettant de comprendre l'indulgence extrême (restons polis) de MAILLY à l'égard de l'actuelle cheffe du STO : "Muriel Pénicaud fait le job [...] elle connaît ses dossiers. On ne lui raconte pas n'importe quoi." (Source : http://www.rtl.fr/actu/politique/muriel-penicaud-fait-le-job-declare-jean-claude-mailly-7790214641) ; Cf. aussi : "«S'il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter le gouvernement», a répété le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner cette semaine [...] L'affaire Business France viendra-t-elle se greffer sur les débats parlementaires? Des appels à la démission seront-ils lancés des les rangs de l'opposition, notamment de la part des députés de la France Insoumise opposés au «coup de force social» du gouvernement? Des slogans de la mobilisation du mercredi 12 juillet contre la réforme s'en feront-ils l'écho? En tout cas, il est peu probable que les syndicats, notamment FO et la CFDT, leur emboîtent le pas sur ce terrain. L'expertise de la ministre dans ses dossiers a été saluée par ces derniers depuis sa nomination en mai. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a une «appréciation très positive» de Muriel Pénicaud, indiquait-il sur RMC/BFMTV. «Franchement, c'est une femme que j'apprécie parce qu'elle a une vision, elle pense qu'il faut articuler le développement économique avec la justice sociale. Elle croit profondément au dialogue social», ajoutait-il. » J'aime autant qu'elle reste, affirme Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière dans les colonnes du Monde. Elle connaît les dossiers et est franche du collier. On sait toujours ce qu'on perd, jamais ce qu'on gagne" (source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/09/20002-20170709ARTFIG00098-affaire-business-france-les-syndicats-ne-se-rejouissent-pas-de-voir-muriel-penicaud-affaiblie.php)

[24] Cf. Roger LENGLET et Jean-Luc TOULY, Syndicats : corruption, dérives, trahisons, p. 132 à 136 ; Cf. aussi l'article suivant : http://www.capital.fr/entreprises-marches/les-petits-secrets-de-philippe-martinez-le-nouveau-patron-de-la-cgt-1037391. L'appartenance de P. FERRACCI au PCF explique pourquoi le blog de la fédération de Corse du Sud du parti stalinien fait une publicité régulière à ce grand patron : Cf. http://vociaiaccini-ubloggu.elunet.fr/index.php/post/06/02/2010/Entretien-avec-Pierre-Ferracci-%3A-president-du-groupe-Alpha,
http://vociaiaccini-ubloggu.elunet.fr/index.php/post/20/02/2010/FRANCE/ALLEMAGNE et
http://vociaiaccini-ubloggu.elunet.fr/index.php/post/03/12/2013/Pierre-Ferracci-%3A-Une-crise-du-type-1968-est-possible

[25] De surcroît, il est loisible de noter que le PARIS FC - club de foot dont P. FERRACCI est le président - est connu pour compter parmi ses fans un bon paquet de hools d'extrême-droite (y compris quelques anciens du Kop Boulogne, interdits de Parc des Princes au moment où la direction du PSG a choisi de faire le ménage dans ses tribunes)

[27] « Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon
Monsieur Mélenchon, Président de l'Assemblée des députés Insoumis, Nous, animateurs de l'accueil de loisirs de Fleury à Thouars 79100 dans les Deux-Sèvres, faisons appel à vous car nous estimons nos droits communs bafoués. Nous avons été contraints de signer le Contrat d'Engagment Educatif où le contenu des C.E.E a été déterminé le 30 Juin 2017 par le Conseil Municipal et nous a seulement été communiqué le 8 Juillet 2017, soit deux jours avant notre prise de fonction. En d'autres termes nous avions le choix entre signer un contrat précaire ou faire augmenter le nombre de chômeurs.
Lors de cette réunion de préparation, l'adjoint au Maire, Monsieur Philippe Cochard et surtout représentant de la France Insoumise aux élections législatives, a demandé aux animateurs s'opposant à ce contrat de, je cite : "partir". Ainsi, Monsieur Philippe Cochard déroge à l'un des principes fondamentaux de votre parti qui est le respect de l'avenir en commun.
Après avoir eu deux rendez-vous avec Monsieur le Maire Patrice Pineau et Monsieur Philippe Cochard pour leur faire part de notre mécontentement concernant la limitation à 80 jours maximum de travail par an et sur nos salaires inférieurs aux SMIC (alors que nous travaillons 48h par semaine), leur seul argument a été "estimez vous heureux de ne pas être payés le minimum légal soit 21.27€ la journée".
En tant qu'étudiants et travailleurs comment subvenir à nos besoins vitaux? Comment un représentant de la France Insoumise peut-il précariser une population déjà modeste? Selon Monsieur le Maire Patrice Pineau et Monsieur Philippe Cochard ce contrat est considéré comme une "première expérience", ne nous considérant donc pas comme des professionnels de l'animation. Pourquoi encore passer le BAFA si avec de tels salaires on ne peut même pas le rembourser? Et si on ne considère pas l'animation comme un vrai métier? Dès lors, notre municipalité de gauche et France Insoumise pour notre adjoint au maire, sous-estime l'éducation populaire alors que c'est une valeur défendue depuis les années 1930. Nous avons beau demander la révision de nos salaires et le retour aux CDD pour ne pas être exploités et limités dans notre travail aucune solution n'est proposée. Nous sommes actuellement en grève et nos revendications restent sans solution. Ce que nous constatons, c'est que nous sommes face à un paradoxe flagrant, Pôle Emploi demande à une bonne partie des chômeurs de passer le BAFA, mais on estime qu'être animateur n'est pas un vrai métier et on nous oblige à travailler maximum 80 jours par an à cause du CEE, donc les 285 autres jours de l'année nous sommes contraints de demander le chômage.
Nous sommes affligés qu'un membre de France Insoumise nous néglige et néglige l'ensemble du corps d'animation. Nous espérons que nos revendications soient entendues et attendons une réponse de votre part. Veuillez agréez s'il vous plait, Monsieur Mélenchon, notre profonde considération.

Les animateurs en contrat CEE, actuellement en grève, de l'accueil de loisirs de Fleury à Thouars
 »
(source : https://www.facebook.com/anais.pointecouteau/posts/10213461598595626)

[28] « Vers 12 h 45, une quarantaine de jeunes cagoulés se réclamant de l'ultra gauche, ont tenté de molester des journalistes présents, photographes et cameraman, qui ont été vigoureusement défendus par le service d'ordre de la CGT. La fin de la manifestation s'est déroulée sans heurts, sous l'œil de force de l'ordre bien présentes. » (Source :http://www.sudouest.fr/2017/09/21/bordeaux-des-milliers-de-personnes-manifestent-contre-la-reforme-du-code-du-travail-3795752-2780.php et https://twitter.com/Bleu_Gironde/status/910820874282061824/video/1)

[29] Cf. Auguste BLANQUI, toast de Londres : "En présence des prolétaires armés, obstacles, résistances, impossibilités, tout disparaîtra. Mais, pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d'arbres de la liberté, par des phrases sonores d'avocat, il y aura de l'eau bénite d'abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours" (source : https://www.marxists.org/francais/blanqui/1851/blanqui_toast_londres.htm)

[32] La "rencontre nationale du Front Social", le 10 juin 2017, à la Bourse du Travail de Paris, était très révélatrice à ce sujet. En effet, certains intervenants ont pu, sans susciter de tollé, déclarer qu'"on ne peut rien faire sans" les directions syndicales ou, à propos de la situation actuelle, que "c'est la base qui est responsable". Nul ne sera surpris non plus d'apprendre que cette rencontre a été émaillée d'appels à aller veauter France Insoumise et d'apologies des altercapitalistes d'ATTAC et de l'indigeste bouillie petite-bourgeoise qu'a constitué "Nuit Debout".

[33] Cf. Willy HUHN, Trotsky, le Staline manqué

[38] Auquel est affilié notamment le très réactionnaire syndicat Alliance Police nationale.

[44] Étant évidemment entendu que, de notre point de vue, la seule et unique victoire, c'est le communisme.

[45] Au sens large du terme, encore une fois : nous y incluons bien sûr les militants dans les partis se réclamant du léninisme et de ses diverses scories : stalinisme (PCF, FI), trotskysme (LO, NPA, POI, POID), etc.